Mali, March 12 -- À l’approche des célébrations majeures au Mali, une effervescence mêlée de tension s’empare des quartiers de Bamako. Dans les ateliers de couture, l’atmosphère devient électrique, marquée par des altercations devenues presque rituelles entre les artisans et leur clientèle. Ce phénomène cyclique trouve son origine dans une gestion complexe du temps : de nombreux clients attendent l’ultime seconde pour confier leurs étoffes précieuses, espérant un miracle de la part de tailleurs déjà submergés. Malgré des carnets de commandes saturés, l’appât du gain ou la difficulté de dire non pousse les chefs d’atelier à accepter des contrats supplémentaires, amorçant ainsi une spirale infernale de retards.Guides citadins et locaux

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