Chad, Février 24 -- La grève des enseignants, devenue un phénomène récurrent au fil des décennies, paralyse un système éducatif déjà exsangue, plongeant des milliers d’enfants dans l’incertitude d’une année scolaire hypothétique. Un système éducatif à l’article de la mort Derrière ce climat social tendu se cache une réalité bien plus profonde et alarmante : l'école tchadienne est malade. Très malade. Le diagnostic est sans appel. Dans de nombreuses localités reculées du pays, les infrastructures éducatives sont quasiment inexistantes. Des cours se tiennent encore à l’ombre des arbres, faute de salles de classe, et des générations d’élèves apprennent sans tables ni bancs. À ce manque criant d'infrastructures s'ajoute une pénurie chronique ...