Chad, Sept. 21 -- Le 19 septembre dernier, le Cameroun a sacré une Miss Cameroun venue de la diaspora, un symbole fort dans un pays où l’on refuse encore la double nationalité, malgré des promesses répétées depuis 2009. Ce sacre illustre une réalité que Yaoundé peine à assumer : la diaspora s’incruste avec succès dans les concours nationaux, le sport, l’économie et la culture, alors même que l’État continue de lui refuser un statut juridique à la hauteur de son apport.

Depuis le Code de la nationalité de 1968, hérité du président Ahmadou Ahidjo et maintenu sous Paul Biya, un Camerounais qui acquiert une autre nationalité perd automatiquement la sienne. Cette règle complique concrètement les investissements, les successions, les transacti...