Chad, Avril 1 -- Le décret publié ce jour laisse un goût amer de déjà-vu. En choisissant la date symbolique du 1er avril, pour dévoiler sa nouvelle équipe, le pouvoir tchadien semble presque admettre la nature illusoire de ce « remaniement ». L'ajout d'un vice-Premier ministre ressemble davantage à une distribution de strapontins pour satisfaire des alliés politiques, qu'à une réponse structurelle à l'inefficacité de l'action publique. La faiblesse majeure de cette équipe réside dans son incapacité à incarner la rupture attendue par une population épuisée par les crises énergétiques, la vie chère et l'insécurité. Le maintien des piliers du système par le régime privilégie la survie politique à l'audace réformatrice. Ce gouvernement peau d...