Chad, May 15 -- Par Abraham Ndjana Modo

Dans la filière maïs, le scénario classique était bien connu : stocks insuffisants, tension sur les prix, importations en urgence pour combler le déficit. Cette fois, c’est l’inverse qui s’est produit, et la situation n’est pas moins préoccupante. Des producteurs locaux se retrouvent avec d’importants volumes invendus, tandis que des cargaisons importées, sur autorisation du gouvernement, continuent d'affluer sur le marché camerounais.

Ce renversement de situation est d’autant plus interpellant qu’il intervient dans un contexte où le chef de l’État a fait de l’import-substitution une orientation stratégique claire et constante. Produire camerounais, consommer camerounais, valoriser les terres et ...