Chad, May 24 -- Alors qu'une partie de l'Afrique s'enlise dans les présidences à vie, le départ annoncé de Patrice Talon résonne comme une anomalie politique presque dérangeante. Deux mandats, puis partir. Sans modification constitutionnelle. Sans référendum taillé sur mesure. Sans armée mobilisée pour protéger un pouvoir devenu personnel. À l'échelle du continent, le geste paraît si rare qu'il en devient historique.

Le Bénin ne prétend pourtant pas être une démocratie parfaite. Le pays a connu des critiques sur les libertés politiques, l'espace de l'opposition et la concentration du pouvoir durant les années Talon. Mais malgré ces zones d'ombre, une ligne rouge n'a pas été franchie : celle de la confiscation du pouvoir par l'éternisatio...