Chad, Sept. 2 -- Pour les jeunes tchadiens nés autour des années 2000, devenir propriétaire devait être une étape naturelle de l’entrée dans l’âge adulte. Mais à N’Djamena, ce rêve se heurte désormais à une équation presque impossible : revenus modestes, flambée des prix fonciers, spéculation et absence de mécanismes publics d’accession au terrain.

Dans certains quartiers de la capitale, le mètre carré peut atteindre 300 000 FCFA et une parcelle se négocier jusqu’à 50 millions de FCFA. À la périphérie, les terrains restent plus accessibles, entre 500 000 et 700 000 FCFA, mais au prix d’un éloignement des services et des infrastructures.

Un marché de luxe pour la jeunesse

Il y a une génération, acheter un terrain relevait de la patienc...