Mali, March 21 -- Le marché de Suguni Coura porte encore les stigmates, visibles ou invisibles, du terrible incendie qui a ravagé une partie de ses installations le 15 février dernier. Pour cette fête de l’Aïd el-Fitr, l’ambiance n’est pas aux réjouissances mais à la survie. Si une partie des étals a été épargnée par les flammes, le traumatisme, lui, est général : les vendeurs de tissus, d’épices et d’artisanat tirent la sonnette d’alarme face à un marché devenu « fantôme », où les acheteurs se font rares et les bourses restent désespérément vides.

Le constat est unanime parmi les commerçants : l’impact de la tragédie de février ne s’est pas limité aux zones calcinées. Les commerçants dont les boutiques sont restées intactes témoignent d...