India, April 2 -- À seulement 122 kilomètres de l’effervescence de Bamako, le village de Salamané offre un tableau idyllique : une verdure luxuriante et un calme rural apaisant. Pourtant, derrière cette carte postale de la commune de Kaniogo, un drame silencieux se joue. Ici, la « fièvre jaune » ne tue pas les corps, elle assassine les destins. L’orpaillage clandestin est en train de vider les salles de classe, transformant les écoliers en forçats de la terre.

Le mirage du métal précieux contre les bancs de l’école Le constat du directeur de l’école fondamentale, Moussa Sanogo, est sans appel. Sur les 563 élèves inscrits, une hémorragie constante est observée. Le coupable ? Le site d’orpaillage voisin. « Nos stylos sont remplacés par des...