Chad, Janvier 20 -- Il y a quelque chose de profondément troublant dans nos priorités collectives. Dans nos villes comme dans nos villages, on peut mourir faute de soins, d’eau potable ou de médicaments essentiels. Mais quand la mort survient, l’argent apparaît soudainement. Des millions sont mobilisés, des familles s’endettent, des communautés se saignent pour « enterrer dignement ». Comme si la dignité n’était exigible qu’après la mort. Ce paradoxe n’est ni anodin, ni neutre. Il est le symptôme d’un malaise moral et politique. Nous disons honorer nos morts, mais en réalité, nous réparons nos silences. Nous achetons, à coups de cercueils coûteux et de cérémonies grandioses, la paix de nos consciences. Nous transformons le deuil en specta...
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