Chad, Janvier 21 -- Dans les rues animées de N'Djamena, les lieux de travail, les hôpitaux les universités, instituts, les salles d'attente ou même les lieux de culte un phénomène familier s'impose à tous : les conversations téléphoniques menées à voix haute, sans égard pour l'entourage. Si le téléphone portable est devenu un outil indispensable au Tchad, son utilisation en public soulève de plus en plus de questions sur la frontière entre liberté individuelle et respect collectif. Une habitude ancrée, un trouble discret mais réel Pour beaucoup de Tchadiens, répondre immédiatement à un appel, quel que soit le lieu, est perçu comme une marque de disponibilité, d'importance sociale ou simplement une pratique normale. « Je ne vois pas le mal...