Chad, Avril 3 -- À N’Djamena, la capitale du Tchad, un constat attire l’attention : de plus en plus de femmes consomment leurs repas dans la rue. Cafétérias, « tournes-dos » et autres étals improvisés sont désormais pris d’assaut dès les premières heures du matin. Ce comportement, autrefois rare, reflète un changement culturel et social important dans la vie quotidienne de la capitale. Mais qu’est-ce qui explique ce phénomène ? Un rythme de vie qui ne laisse plus le temps de cuisiner La première explication est simple : le manque de temps. Entre travail, études et responsabilités familiales, préparer un repas à la maison chaque matin est devenu un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre. Pour ces femmes, la rue représente une solut...